L'edito du mois d'octobre 2020

jfb2016par Jean-François BOUILHAGUET - CEO de CIN France

Octobre 2020

 

2020 se termine sur le Digital Day organisé par l’ACFA. Initialement prévue sous forme de conférence à CDG, cette journée sur la digitalisation du fret aérien sera organisée en Télé-conférence. Rassemblés dans une association nommée l’ACFA tous les acteurs du fret aérien dont les entités de la douane , TLF, SYCAFF, CIN France, ADP , Air France mais aussi des commissionnaires, des assistants de compagnies et des opérateurs à titre individuel animent cette association. CIN France anime les sujets de modernisation et de digitalisation des opérations de fret aérien.

 

2020 aura été marquée par la COVID 19, qui a fortement bousculé l’économie mondiale. Notons que la logistique aérienne a bien rempli son rôle de transport rapide et sécurisé qu’a réclamé  la gestion de cette épidémie dans l’urgence. Dans un contexte très contraint par l’arrêt de plus de 85 % des avions passagers, les opérateurs « tout-cargo » ont fortement intensifié leurs programmes pour acheminer les expéditions dans un environnement tarifaire élevé. Dans ce contexte très particulier, CIN France aura accompagné la profession du fret aérien en proposant des remises tarifaires sur les abonnements  dites « Covid » exceptionnelles. En 2020,les opérations ayant chuté modérément en comparaison aux activités de transport de passager ou à tout autre secteur d’activité, l’activité de la plateforme CIN est restée soutenue. 

 

Le nouveau Code des Douanes européennes est devenu une réalité . Il met en évidence les besoins ainsi que les obligations de digitalisation du fret aérien pour obtenir des procédures de facilitations opérationnelles notamment pour la gestion des flux physiques et la gestion des entrepôts sous douane. De nombreux utilisateurs de CIN France ont lancé le Suivi Des Marchandises (SDM) entre les entrepôts et les aéroports. 2021verra certainement la fin des documents T ainsi que la fin de la comptabilité matière « papier » de certains entrepôts  au profit d’une gestion numérique sur la plateforme CIN France .

 

Plus de 350 opérateurs sont quotidiennement actifs sur CIN France et représentent certainement une des plus importantes communautés européennes (si ce n’est la plus importante) à dialoguer sur une plateforme opérationnelle et à échanger des données. Le trafic de données ainsi que les utilisateurs sont repris mensuellement sur le site www.cin-fr.fr .

 

La digitalisation des documents s’élargit petit à petit aux chargeurs qui sous l’impulsion de certains commissionnaires de transport alimentent en amont le CIN avec des données nécessaires au bon suivi logistique. l’AUTF  qui représente ces utilisateurs est très active pour promouvoir la digitalisation des opérations via le CIN. Schneider Electric et Sanofi animent des séances de présentation des avantages liés au CIN  auprès des chargeurs. Le groupe PSA a rejoint le CIN en 2020.

 

La disparition de tous les documents d’accompagnement du fret aérien s’accélère avec l’avènement des échanges complexes de données qui concernent une multitude d’intervenants (chargeur, commissionnaire en transport , gestionnaire d’entrepôt, assistant de compagnie aérienne, compagnie aérienne , aéroport, douane,…). Seule la mise en production de tous ces échanges entre les opérateurs permettra la digitalisation complète des documents d’accompagnement. Le projet ICS2 devient le thème qui nous monopolise car ce nouveau flux de données conditionnera l’accord définitif de chargement des marchandises à l’origine après approbation de la Douane de destination. En parallèle , nous suivons les nouvelles directives destinées aux opérateurs postaux et express  en 2021 afin de taxer au premier Euro les marchandises générées par le e-commerce. Ces expéditions bénéficient actuellement en Europe d’exonérations de TVA à l’import jusqu’à certains seuils de valeur. Avec l’explosion du e-commerce ces exonérations représentent maintenant des milliards d’euros de TVA à l’import. La gestion de ses flux de marchandises qui sont liés à des commandes digitales via les plateformes de e-commerce permet de récupérer la TVA sans mettre fin à la simplification du traitement physique.

 

 

 

 

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