L'edito du mois d'octobre 2017

photo-edito2017Capture

 

2017 se termine sur la lancée du salon Air Cargo Forum  organisé à Paris  et qui aura marqué de son empreinte le long chemin de la digitalisation du fret aérien . Rassemblées sur un stand commun les entités de la douane , TLF, SYCAFF, CIN France ont démontré une volonté commune d’unir les compétences et les différents acteurs autour du projet français de dématérialisation . Différents évènements professionnels durant l’année 2017ont rappelé cette détermination à réussir la digitalisation du fret aérien.

2017 aura permis le lancement d’une nouvelle plateforme collaborative nommée CIN NG utilisant les plus récentes technologies informatiques pour répondre efficacement aux enjeux à venir et notamment douaniers. Le nouveau Code des Douanes européennes est devenu une réalité . Il met en évidence les besoins ainsi que les obligations de digitalisation du fret aérien pour obtenir des procédures de facilitations opérationnelles notamment pour la gestion des flux physiques et la gestion des entrepôts sous douane. De nombreux utilisateurs de CIN France ont lancé le Suivi Des Marchandises (SDM) entre les entrepôts et les aéroports. 2018 verra certainement la fin des documents T ainsi que la fin de la comptabilité matière « papier » de certains entrepôts  au profit d’une gestion numérique sur la plateforme CIN France .

Plus de 300 opérateurs sont quotidiennement actifs sur CIN France et représentent certainement une des plus importantes communautés européennes (si ce n’est la plus importante) à dialoguer sur une plateforme opérationnelle et à échanger des données. Le trafic de données ainsi que les utilisateurs sont repris mensuellement sur le site www.cin-fr.fr .

La digitalisation des documents s’élargit petit à petit aux chargeurs qui sous l’impulsion de certains commissionnaires de transport alimentent en amont le CIN avec des données nécessaires au bon suivi logistique.

Schneider Electric et DHL furent les premiers à initier ces échanges de données, Geodis et Thales , Sanofi , Air France Industrie , Chanel, Presstalis etc… ont suivi cette démarche . La digitalisation de la déclaration de marchandise dangereuse va rendre l’adhésion des chargeurs obligatoire . En effet, seul le chargeur ou son emballeur désigné peut initier et alimenter légalement la base du CIN pour la déclaration de marchandise dangereuse : la e-DGD.

 

La disparition de tous les documents d’accompagnement du fret aérien s’accélère avec l’avènement des échanges complexes de données qui concernent une multitude d’intervenants (chargeur, commissionnaire en transport , gestionnaire d’entrepôt, assistant de compagnie aérienne, compagnie aérienne , aéroport, douane,…). Seule la mise en production de tous ces échanges entre les opérateurs permettra la digitalisation complète des documents d’accompagnement . Parions que la AWB bénéficiera de cette globalisation et deviendra naturellement une e-AWB systématique. 

 

 

Informations supplémentaires